Bangui, le 18 avril 2026 (RJDH) — Plus de quatre mois après leur enlèvement à Bambouti, la Sous-préfète Koumba Ndiaye et ses trois co-détenus restent introuvables, toujours aux mains des éléments de la milice Azandé Anikpi Gbè. Une situation qui alimente l’inquiétude et ravive les interrogations sur l’efficacité des démarches engagées pour leur libération.
Enlevés en décembre 2025, la Sous-préfète, le commandant de brigade de Bambouti ainsi que deux agents de l’Autorité nationale des élections demeurent en captivité, malgré les multiples appels à leur libération. Le silence persistant autour de leur sort nourrit les spéculations et renforce le sentiment d’abandon exprimé par une partie de l’opinion publique et de la classe politique.
Parmi les critiques les plus virulentes figure Crépin Mboli-Goumba, coordonnateur du BRDC, qui dénonce une insuffisance des efforts gouvernementaux. Selon lui, les autorités n’ont pas mobilisé tous les leviers nécessaires pour garantir le retour de ces agents de l’État.
Du côté de la MINUSCA, le ton se veut plus rassurant. Par la voix de son porte-parole par intérim, Joël Ndoli, la mission onusienne réaffirme sa disponibilité à accompagner toute initiative de médiation. Elle indique rester engagée dans ses « bons offices » afin de faciliter une issue favorable.
Sur le terrain toutefois, peu d’éléments filtrent quant à d’éventuelles négociations ou opérations en cours. Ce manque de visibilité entretient un climat d’incertitude et de frustration, aussi bien chez les familles des victimes que dans l’opinion publique.
Au fil des semaines, la pression s’accentue sur les autorités nationales pour clarifier leur stratégie et intensifier les démarches en vue de la libération des otages. Dans un contexte sécuritaire déjà fragile, cette affaire met en lumière les défis persistants liés à la protection des représentants de l’État dans certaines zones reculées de la République centrafricaine.
L’évolution de la situation reste suivie de près, dans l’espoir d’un dénouement rapide et favorable pour les quatre otages toujours retenus.
Miguel Elvis Voyemakoa
