Bangui, le 15 avril 2026 (RJDH)—-Les responsables du projet Maïngo ont réagi ce mercredi 15 avril à Bangui, à la suite de l’incident tragique survenu le 14 avril à Dékoa, dans la préfecture de la Kémo, lors d’une opération de distribution de bourses scolaires. L’objectif de cette prise de parole est d’apporter des éclaircissements et de prévenir toute désinformation autour de ce drame qui a coûté la vie à deux élèves et fait trois blessés.
Selon les explications fournies, l’équipe du projet s’était rendue à Dékoa pour procéder au paiement des bourses destinées aux élèves, notamment les filles de 6ᵉ. Lors des opérations de vérification des identités scolaires, une partie des élèves, en particulier des garçons, ne figurait pas sur les listes ou était absente en raison des congés de Pâques et de la tenue des examens blancs du BEPC et du baccalauréat.
Cette situation a suscité l’incompréhension de certains élèves, dont des bénéficiaires masculins qui ne représentent qu’environ 15 % des allocations. Des élèves non retenus ont contesté les listes, provoquant une montée de la tension sur le site.
Des jeunes, rejoints par des habitants du quartier et des parents, ont exprimé leur mécontentement. Face à la dégradation de la situation sécuritaire et aux menaces visant l’équipe, les opérations ont été suspendues à la demande des autorités locales, notamment du député de la localité.
Lors du point de presse, le coordonnateur du projet Maïngo, Léon Patrice Nguretia, a tenu à préciser que la responsabilité de l’élaboration des listes des bénéficiaires ne relève pas du projet. « Les listes sont établies par les chefs d’établissement en début d’année scolaire. Le projet se contente d’utiliser ces données transmises pour procéder au paiement. Nous n’intervenons pas dans leur constitution », a-t-il expliqué.
Le projet Maïngo a également indiqué envisager des concertations avec les autorités locales afin d’apaiser la situation avant toute reprise des activités. « Dans le contexte actuel marqué par la tension, il est difficile de poursuivre immédiatement les opérations. Il est nécessaire que le calme revienne », a ajouté le coordonnateur.
En attendant les résultats des enquêtes de la Gendarmerie, les responsables du projet appellent la population au calme et à la retenue, tout en réaffirmant leur engagement en faveur de l’éducation et du soutien aux élèves en République centrafricaine.
Léa Theresia Manivela
