Bangui, le 4 avril 2026(RJDH)—Après la pluie, c’est le beau temps, dit-on souvent. Mais au quartier Gobongo 5, dans le secteur Bassin à Bangui, la pluie rime plutôt avec désolation.
La pluie diluvienne qui s’est abattue le 1er avril sur Bangui a causé d’importants dégâts matériels dans cette zone. À première vue, le constat est alarmant : des maisons et des jardins sont inondés, et plusieurs biens de ménages ont été endommagés.
Sur place, les femmes et les enfants, munis de seaux et de bassines, tentent désespérément d’empêcher l’eau d’envahir davantage leurs habitations.
Fatimé Nina Irène, une veuve rencontrée sur les lieux, exprime son désarroi : « Il y a plusieurs années que cela se répète. Ici, dans notre secteur, quand il pleut, moi et les enfants ne pouvons pas dormir. Après la mort de mon mari, toutes nos maisons ont été détruites. Nous vivons uniquement par la grâce de Dieu. »
De leur côté, les étudiants et les fonctionnaires éprouvent d’énormes difficultés pour se rendre à leurs lieux de travail ou d’études. Beaucoup marchent en sautillant pour esquiver les flaques d’eau et les zones inondées.
Face à cette situation, les membres du bureau de la jeunesse de Gobongo 5 se sont rendus sur les lieux afin de constater les dégâts et échanger avec les habitants. Ngodi Chirac, vice-président de la jeunesse du quartier explique : « Après la pluie, nous nous sommes rendus sur les lieux. Le constat est vraiment amer. Plusieurs maisons ont été inondées. Les sinistrés nous ont fait savoir que ce n’est pas leur faute, mais plutôt le manque de canaux d’évacuation d’eau qui est à l’origine de ce drame. »
Pour Péfio Gabriél, chef du quartier Gobongo 5, il est urgent que le gouvernement construise des canaux d’évacuation d’eau afin de réduire les risques d’inondation dans la zone. Selon lui, dans le passé, les acteurs humanitaires ont distribué des couvertures aux victimes des inondations, mais le véritable problème reste l’absence de canaux d’évacuation d’eau. Il appelle le gouvernement et les ONG à intervenir pour apporter une solution définitive.
Il convient de rappeler que ce n’est pas la première fois que le quartier Gobongo 5 est touché par des inondations. Par le passé, plusieurs cas similaires ont été enregistrés. Les acteurs de l’Action humanitaire avaientt procédé à la distribution de couvertures aux sinistrés, sans solution durable pour l’évacuation des eaux.
Majesté Melchisédeck MADIAKOA
