Bangui, le 1er avril 2026 (RJDH) — Au moins 12 personnes ont été kidnappées et deux autres tuées au cours du mois de mars 2026 dans les environs de Boali, dans l’Ombella-M’Poko. Ces actes sont attribués à des hommes armés qui rôdent autour de la ville depuis le début du mois.
Il s’agit d’un mode opératoire bien établi : les ravisseurs exigent une rançon en échange de la libération de leurs victimes. Selon la population et les autorités locales, ces pratiques fragilisent fortement les activités champêtres dans la région.
Le kidnapping de civils contre rançon est devenu monnaie courante. Le premier cas remonte au 7 mars dernier, avec l’enlèvement de plusieurs bouchers ainsi que du président de la jeunesse de Boali. Pour chaque victime, les ravisseurs exigent entre 2 et 3 millions de francs CFA.
À ce jour, 12 personnes ont déjà été enlevées. Le dernier cas remonte au lundi 23 mars, lorsque quatre jeunes de la ville de Boali ont été kidnappés. Une rançon de 2 045 000 francs CFA a été réclamée et versée avant leur libération.
Selon des sources locales, « ces quatre personnes ont été libérées le lundi 30 mars après le paiement de la rançon au village Botoli, situé à 62 kilomètres de Bossembélé ».
Ces actes ont un impact négatif sur les activités agricoles. « L’avènement de ce phénomène affecte les activités champêtres. Une petite cuvette de manioc, vendue auparavant à 2 000 francs CFA, coûte désormais 2 500 francs CFA, car les cultivateurs n’osent plus se rendre aux champs ni vaquer à leurs occupations hors du village, par crainte d’être kidnappés », explique une source locale.
Ce qui suscite l’indignation, c’est que « malgré la présence des FACA, de la gendarmerie et de la police, l’identité de ces malfrats reste inconnue. Ils continuent de défier l’autorité de l’État en imposant leur loi dans la zone ».
Guy Florentin Outiama
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