Bangui le 30 Mars 2026 (RJDH)—Le Président Faustin Archange Touadera a été investi ce 30 Mars 2026 comme premier président de la 7ème République. A cette occasion, il a prononcé un discours où, il a posé les bases d’un mandat qu’il veut résolument tourné vers la refondation des institutions et la moralisation de la vie publique.
Affirmant que « plus qu’hier », son devoir est de renforcer les institutions, il a insisté sur la nécessité de construire un cadre sain pour le débat politique et de garantir l’exercice des libertés publiques dans le respect des droits de tous. L’objectif affiché est de faire émerger une société démocratique apaisée, où la gestion des affaires publiques repose sur des principes de justice et de responsabilité.
Le président a également inscrit son action dans une perspective historique, estimant que les efforts engagés permettront d’honorer les générations passées tout en offrant un avenir prometteur à la jeunesse. « C’est à ce prix que nous aurons mérité la fierté de nos contemporains », a-t-il déclaré.
Mais c’est surtout l’annonce d’un changement profond qui a marqué les esprits. « Nous changeons d’époque. Nous changeons de méthode. Nous changeons d’ambition », a-t-il martelé, décrivant l’avènement d’une nouvelle ère caractérisée par la stabilité institutionnelle, le renouveau politique et une reconstruction économique progressive.
Sur le terrain de la gouvernance, le ton s’est voulu particulièrement ferme. Le chef de l’État a clairement averti que la 7ᵉ République ne tolérera plus les pratiques de corruption ni l’utilisation des fonctions publiques à des fins d’enrichissement personnel. Il a promis une administration plus efficace, débarrassée de la lenteur, de l’arbitraire et des abus, au profit de la transparence et du sens du devoir.
« Je ne ménagerai aucune énergie pour combattre la corruption, l’abus de pouvoir et l’injustice », a-t-il assuré, tout en annonçant son intention de demander des comptes à tous les gestionnaires publics.
Enfin, le président a tenu à rassurer les partenaires internationaux, affirmant la volonté de son pays de promouvoir un climat des affaires favorable, ainsi que la paix et la stabilité, tant au niveau national que régional.
À travers son discours, le Président affiche une volonté claire de rupture, plaçant la transformation et la rigueur au cœur de son nouveau mandat. Si cette ambition se concrétise, la République centrafricaine pourrait amorcer un tournant décisif de son histoire.
Cyrille Renaldi Wegue Nidi
