Bangui, 29 mars 2026 (RJDH)—Quelques dizaines de déplacés internes ayant fui les combats à Zémio pour se réfugier à Alindao sont soutenus par une initiative locale. Jean Gilbert Gbangoudou sous-préfet de la localité salue un élan de cœur qui constitue une marque de cohésion après les atrocités subies par la ville d’Alindao.
Les crises sécuritaires à Zémio mi-janvier 2026, ont contraint plusieurs habitants de cette localité à se réfugier ailleurs. Plusieurs dizaines essentiellement de confession musulmane se sont réfugiés à Alindao.
Face aux difficultés auxquelles font face ces déplacés, le sous-préfet a lancé une campagne d’appui qui, selon lui a donné des résultats satisfaisants. Un élan communautaire a permis d’appuyer ces déplacés avant la première intervention des humanitaires, « on ne pouvait pas attendre l’appui venant d’ailleurs. C’est pourquoi dès leur arrivée, j’ai lancé l’appel à la population qui a aussitôt réagi en apportant divers appuis. Ces déplacés internes ont eu des vivres et quelques appuis logistiques pour leur faciliter la situation avant l’intervention des ONG et du gouvernement », explique au RJDH Jean Gilbert Gbangoudou sous-préfet d’Alindoa. Plusieurs dizaines de déplacés ont bénéficié de ces appuis avant l’intervention de l’OIM.
En 2018 sous occupation de l’UPC de Ali Daras, la ville d’Alindao a été le théâtre de plusieurs attaques dont l’attaque le 15 novembre 2018 de l’évêché ayant fait une quarantaine de morts. Cette attaque a fait l’objet de plusieurs enquêtes judicaires et de rapport des organisations internationales.
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