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Centrafrique : Auguste Bati-Kalamet, un parcours forgé par la passion du métier et la fidélité au Réseau

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Bangui, le 28 (RJDH) – De la régie d’une radio locale à la coordination du Réseau des journalistes pour les droits de l’homme (RJDH), le parcours d’Auguste Bati-Kalamet illustre une ascension bâtie sur la persévérance, la formation continue et une passion ancienne pour le métier de journaliste.
Dès son plus jeune âge, alors qu’il est encore à l’école primaire, Auguste Bati-Kalamet manifeste un goût prononcé pour la lecture. « On me disait que je lisais comme un journaliste », se souvient-il. Une remarque anodine à l’époque, mais qui préfigure déjà une vocation en devenir.
Ses débuts professionnels s’effectuent à la radio Esca Voix de la Grâce, où il occupe d’abord des fonctions au service d’accueil et à la régie. C’est au fil des formations organisées par des ONG internationales qu’il découvre toute la portée du journalisme. Progressivement, il s’y engage pleinement, passant des tâches techniques à la production de contenus, jusqu’à devenir journaliste reporter.
Au sein du RJDH, qu’il rejoint le 11 juillet 2011 comme pigiste, il gravit les échelons grâce à son travail et à sa détermination. En quinze années de carrière, il s’impose comme une figure engagée, notamment dans la promotion des droits humains. Son parcours est marqué par des distinctions, telles que son rôle d’ambassadeur de la justice auprès de la Cour pénale internationale, et ses fonctions de chroniqueur des droits de l’homme.
Ses expériences ne se limitent pas au cadre national. Auguste Bati-Kalamet a également participé à plusieurs missions à l’étranger, renforçant ainsi ses compétences professionnelles. Aujourd’hui, il se dit capable d’intervenir sur tous les formats journalistiques : reportage, interview ou analyse, même dans des conditions imprévues.
Malgré les obstacles, notamment le manque de moyens matériels à ses débuts, il a su surmonter les difficultés pour progresser. « Mon principal défi, c’était le travail », affirme-t-il, soulignant l’importance de la rigueur et de l’engagement dans ce métier. Sans ambition initiale de devenir coordonnateur, il accède néanmoins à ce poste, fruit de ses efforts et de sa constance.
Sur le plan humain, il insiste sur l’importance des relations professionnelles harmonieuses. Collègues, supérieurs et partenaires ont toujours constitué pour lui un environnement de travail basé sur la collaboration et le respect mutuel.
Fidèle au RJDH, qu’il considère comme une famille, Auguste Bati-Kalamet attribue sa longévité à plusieurs facteurs : une ambiance de travail conviviale, la formation continue et les nombreuses opportunités offertes. « Le RJDH est un centre de formation pour moi », confie-t-il avec une pointe de nostalgie.
À l’endroit des jeunes journalistes, il délivre un message clair : « Il faut se donner au travail, aimer ce que l’on fait, respecter les consignes et chercher à s’équiper soi-même pour rester opérationnel en toutes circonstances. »
Aujourd’hui formateur à son tour, Auguste Bati-Kalamet incarne une trajectoire inspirante, celle d’un professionnel qui a su transformer ses débuts modestes en une carrière accomplie, au service de l’information et des droits humains.
Vivien de Capistran Nvalé

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