BANGUI, le 26 mars 2026 (RJDH)—-Après plus de vingt ans de disparition, les feux tricolores font progressivement leur retour dans la capitale centrafricaine. Cette installation, dont les travaux sont en cours notamment aux carrefours de Marabena, du Rond-point Zéro et des Martyrs, constitue un pas important vers une meilleure organisation de la circulation à Bangui.
Installés à plusieurs carrefours stratégiques, notamment à Marabena, Martyrs, rond-point zéro et 4è arrondissement, ces dispositifs de signalisation dont les travaux sont en cours visent à réguler la circulation routière, devenue de plus en plus dense ces dernières années. Entre motos-taxis, véhicules particuliers et transports en commun, la circulation dans la capitale est souvent marquée par des embouteillages et des risques accrus d’accidents.
Ces feux tricolores avaient été installés sous l’impulsion de l’ancien maire de Bangui Jean-Barkès Gombé-Ketté, qui a dirigé la ville de 2003 à 2011.
L’objectif s’inscrivait dans une politique plus large de modernisation de la capitale. L’installation des feux de signalisation avait permis d’améliorer la fluidité du trafic et de renforcer la discipline routière, notamment dans les grands carrefours.
Selon Ignace Gueté, un enseignant rencontré au carrefour Marabena, cette réapparition est perçue comme un signe de progrès et de retour à l’ordre urbain, “ce retour marque aussi une forme de renaissance urbaine. Car les feux tricolores ne sont pas une nouveauté à Bangui”, s’est-il exprimé.
Les crises politico-militaires qu’a connues le pays, ces équipements ont progressivement cessé de fonctionner, faute d’entretien et de suivi. Pendant plus de deux décennies, la circulation à Bangui s’est ainsi faite sans régulation moderne, reposant essentiellement sur les forces de l’ordre ou l’improvisation des conducteurs.
Aujourd’hui, la réinstallation de ces feux tricolores apparaît comme une réponse aux défis actuels de mobilité urbaine. Elle devrait contribuer à réduire les accidents de circulation, améliorer la fluidité du trafic et instaurer une meilleure discipline chez les usagers.
« Ces feux symbolisent aussi un retour progressif à une gestion structurée de la ville », ajoute Abega un usager.
Pour certains habitants, ils rappellent une époque où Bangui amorçait une dynamique de modernisation sous l’impulsion des autorités municipales.
Le défi reste désormais leur maintenance ainsi que le respect des règles par les conducteurs, condition sine qua non pour que ces installations produisent les effets attendus.
Judicaël Yongo
