mercredi, 20 mai, 2026
Bouton Direct avec lecteur audio
Lecteur audio : Direct
Bouton Direct avec lecteur audio
Lecteur audio : Direct
Accueil Société Centrafrique : Bangui sonne l’alerte sur les inégalités d’accès à l’eau potable dans le pays

Centrafrique : Bangui sonne l’alerte sur les inégalités d’accès à l’eau potable dans le pays

0 commentaires 93 vues

Bangui, le 23 mars 2026 (RJDH) — À Bangui, la célébration de la Journée mondiale de l’eau, ce 23 mars 2026, a pris une tonalité d’urgence. Le gouvernement centrafricain appelle à une mobilisation générale face aux inégalités persistantes dans l’accès à l’eau potable, une ressource pourtant vitale. C’est la substance du discours du ministre de l’Hydraulique et de l’Énergie, Bertrand Arthur Piri, à l’occasion de la commémoration de cette journée. 

Placée sous le thème « L’eau et l’égalité », cette 34ᵉ édition, instituée par l’Organisation des Nations Unies, met en lumière une réalité préoccupante : en République centrafricaine, l’accès à l’eau reste profondément inégal.

Dans sa déclaration, le ministre du Développement de l’énergie et des ressources hydrauliques n’a pas mâché ses mots. Malgré l’abondance des ressources hydriques, une grande partie de la population, notamment dans les zones rurales, continue de manquer d’eau potable, d’hygiène et d’assainissement.

Les premières victimes de cette situation sont les femmes et les filles. Chaque jour, elles parcourent de longues distances pour s’approvisionner en eau, sacrifiant leur éducation, leur sécurité et leurs opportunités économiques. Une réalité qui freine le développement du pays.

Face à ce constat, les autorités plaident pour une approche inclusive. L’objectif  est de donner aux femmes une place centrale dans la gestion des ressources en eau et de réduire les inégalités structurelles.

Des efforts sont en cours. Avec l’appui de partenaires comme l’UNICEF, plusieurs projets ont été lancés pour améliorer l’accès à l’eau. Mais pour le gouvernement, ces initiatives restent insuffisantes au regard de l’ampleur des besoins.

Dans cette dynamique, des avancées législatives ont été enregistrées, notamment la loi sur la parité adoptée en 2016 et la mise en place d’un observatoire dédié. La politique nationale de l’eau, adoptée en 2021, mise quant à elle sur une gestion plus inclusive et durable.

Le président Faustin-Archange Touadéra et le Premier ministre Félix Moloua ont également été salués pour leur engagement, notamment à travers le Plan national de développement 2024-2028, qui ambitionne de garantir un accès universel à l’eau potable.

Sur le terrain, la mobilisation s’organise. Campagnes médiatiques, émissions spéciales, activités culturelles : plusieurs initiatives ont marqué cette journée à Bangui, avec un objectif clair : sensibiliser et provoquer un changement durable.

Mais au-delà des discours, le défi reste immense. Garantir l’accès à l’eau pour tous en Centrafrique nécessitera des investissements conséquents, une volonté politique constante et une implication de tous les acteurs.

En clôture, le gouvernement lance un appel sans équivoque : faire de l’eau un droit accessible à tous, et non un privilège.

Cyrille Renaldi Wegue Nidi

-
00:00
00:00
Update Required Flash plugin
-
00:00
00:00