NDJIM, le 21 mars 2026 (RJDH)—Trois personnes ont été grièvement blessées à Ndjim, dans le nord de la République centrafricaine, à la suite de tirs sporadiques attribués à des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA). Selon des sources concordantes, trois jeunes auraient également été arrêtés au cours de cette fusillade. Les faits se sont produits le vendredi 20 mars 2026, alors que la population s’était soulevée pour exprimer son mécontentement.
Au lendemain de ces incidents, soit ce samedi 21 mars 2026, la population de Ndjim s’est mobilisée pour protester contre les agissements des FACA. Lors de cette manifestation, trois jeunes ont été pourchassés par des forces, confie une source locale contactée par le RJDH.
Selon cette même source, « un élément des FACA, sous l’effet de l’alcool, a ouvert le feu sur un groupe de jeunes. Trois personnes ont été grièvement blessées et transférées dans la nuit à l’hôpital de Bocaranga pour y recevoir des soins ».
Elle précise en outre que, suite à cet incident, des éléments des FACA basés à Bocaranga, alertés de la situation, sont intervenus, « la population de Ndjim voulait organiser une marche ce matin pour manifester son mécontentement. C’est alors que les FACA sont intervenues et ont procédé à l’arrestation de trois jeunes, conduits à Bocaranga. Jusqu’à présent, nous sommes sans nouvelles d’eux et demandons aux autorités d’intervenir rapidement pour apaiser la situation », a-t-elle déclaré.
Selon plusieurs témoignages en provenance de la localité, la tension reste vive entre la population et les éléments des FACA.
Des barrières illégales auraient été érigées à Ndjim et à Ngaoundaye, sur les axes reliant la RCA au Tchad et au Cameroun, où des passants seraient contraints de payer des frais dits de formalités.
Auguste Batikalamet
