BAYANGA, 21 mars 2026 (RJDH)—-Le trafic d’organes humains, notamment d’ossements et de sang, connaît une recrudescence inquiétante à Nola et à Bayanga, dans la préfecture de la Sangha-Mbaéré.
Une situation dénoncée par les habitants. « Nous vivons dans la psychose. Il est dangereux de sortir tard, au risque d’être agressé pour se faire prélever du sang. Même après un enterrement, les familles doivent surveiller les tombes », témoigne Mariette Mowé, Leader femme et résidente de Nola.
Contacté par le RJDH, le préfet de la Sangha-Mbaéré, Louis-Marie Kpoka, confirme cette pratique qui « existait déjà avant mon arrivée, mais elle a pris de l’ampleur ces derniers temps, notamment à Bayanga. Plusieurs arrestations ont été effectuées », a-t-il indiqué.
Selon lui, ces activités seraient souvent financées par des réseaux étrangers, en provenance du Cameroun et du Nigeria, avec la complicité de certains jeunes locaux.
Les autorités appellent à la vigilance. À Bayanga, la population a été sensibilisée, tandis qu’à Nola, une force de sécurité mixte a été déployée pour lutter contre ce phénomène.
Cette pratique criminelle se développe dans les régions frontalières avec la RCA, dont le Cameroun et le Congo-Brazzaville, malgré l’existence des dispositions interdisant la profanation des sépultures en République centrafricaine.
Guy Florentin Outiama
