Bangui, le 18 mars 2026 (RJDH) — Le président du Conseil supérieur islamique de Centrafrique (CSISCA), Abdoulaye WASSILEGUE, a indiqué lors d’une rencontre que la guerre qui oppose aujourd’hui l’Iran à certains États d’Europe, du Proche-Orient et du Moyen-Orient n’est pas une guerre de religion, contrairement à la prise de position de certains de ses compatriotes sur les réseaux sociaux.
Sa sortie est faite à l’issue d’une rupture fraternelle pour un nouvel élan, organisée à la mosquée centrale à l’occasion des dix-sept jours du ramadan. Le président a pris la parole au sujet des tensions qui frappent le Moyen-Orient depuis trois semaines.
Pour l’Imam Abdoulaye WASSILEGUE, président du CSISCA, le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran est avant tout une question politique et d’intérêts économiques, qui ne concernent pas la religion. « Les musulmans centrafricains ne sont pas impliqués dans cette situation », a-t-il déclaré. Il a précisé :
« Nous ne pouvons pas nous prononcer sur cette situation, car tout le monde sait que ce qui se passe là-bas n’est pas une question de religion, mais plutôt géostratégique. La République centrafricaine a, à un moment donné, été victime de tels conflits. Aujourd’hui, nous nous sentons heureux que nos dirigeants aient été vigilants. Cela n’impactera pas notre organisation spirituelle. »
Tout en condamnant les violences et la guerre en Iran, l’Imam WASSILEGUE a également appelé les musulmans centrafricains à rester calmes avant d’exprimer son souhait que la paix prévaille, car, souligne-t-il, « Dieu aime la paix ».
La position de CSISCA face à cette guerre est d’appeler les pratiquants de l’Islam à prévaloir de la séparation des politiques de la religion. À travers son message de paix et d’unité, elle encourage la communauté musulmane de Centrafrique à rester sereine et à revendiquer des valeurs de tolérance et de compréhension mutuelle, afin de contribuer à un monde plus pacifique.
Jospin Fernandez PETHO SALLY
