Bangui, le 18 mars 2026 (RJDH) — Un corps sans vie d’un homme d’une soixantaine d’années a été retrouvé ce mardi 17 mars 2026 au village de Bogoura, localité située à 60 km de Bangui sur l’axe Boali. L’acte est attribué à un groupe d’individus armés encore non identifiés qui rodent ces derniers temps dans la localité.
Il s’agit du nommé, Ernest Nganamokoi dont leur corps sans vie a été retrouvé mort tôt ce mardi 17 mars 2026 au village Bogoura, à 60 km de Bangui dans la préfecture de l’Ombéla M’poko au centre de la République Centrafricaine.
Selon les informations du RJDH, cet homme est abattu par les hommes armés non identifiés qui rodent depuis plus d’une semaine aux alentours de Boali. L’acte s’est produit au moment où la victime devait se rendre sur le site d’un chantier de charbon à quelques kilomètres du village. Le corps sans vie de la victime a aussitôt été ramené au village après la découverte. L’acte aurait été posé en représailles de l’arrestation d’un homme soupçonné d’appartenir au groupe de ses hommes, qui a été arrêté et transféré à Bangui.
L’information est confirmée par le commandant de la brigade de Boali qui affirme avoir envoyé ses éléments sur le terrain afin de procéder au constat. Au cours de la journée, la population locale, notamment les jeunes de la localité, a décidé de s’en prendre à des éleveurs qui sont aux alentours de la localité. C’est ainsi qu’au moment de l’enterrement de la victime, une rixe a opposé le groupe des éleveurs aux jeunes de la localité. Des échanges de tirs ont éclaté et il y a eu des cas de blessures. Grâce à l’intervention des forces de défense et de sécurité, le calme est revenu dans cette partie du pays.
Contacté par le RJDH, le porte-parole de la Présidence, Albert Mokpem Yaloké a indiqué qu’il n’est pas au courant d’une situation d’insécurité à Bogoura.
Depuis plus de deux semaines, ces hommes armés rodent autour de Bogoura. Ils ont réussi à kidnapper trois personnes avant de procéder à l’assassinat d’une de leurs victimes. Deux autres victimes ont finalement été libérées sains et saufs, après que les parents ont versé une rançon aux ravisseurs. Mais bien avant cette libération, ces hommes armés ont attaqué la position des FACA à Bogoura dans la nuit du 10 au 11 mars dernier, faisant au moins trois blessés dans les rangs des FACA.
Guy Florentin Outiama
