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Centrafrique : la faible participation des femmes aux postes de décision inquiète l’Observatoire de la parité

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BANGUI, 13 mars 2026 (RJDH) — Dans une interview exclusive accordée au RJDH sur la faible représentativité des femmes centrafricaines dans les instances de décision du pays, la coordonnatrice de l’Observatoire national de la parité entre les hommes et les femmes, Rita Feikéré, dénonce la non-application des lois.

Au-delà des textes et lois adoptés au niveau national en matière de protection et de promotion des femmes, la réalité reste différente dans la pratique.

Rita Feikéré évoque le retard enregistré dans la mise en place de l’Observatoire, intervenue huit ans après l’adoption de la loi en 2016, alors que celle-ci arrive à expiration en novembre 2026.

Elle souligne également l’existence de nombreux défis dans la mise en œuvre de la loi sur la parité.

Selon la coordonnatrice, « plusieurs difficultés entrent en ligne de compte et constituent un frein à la représentativité des femmes, que ce soit dans les départements ministériels ou à l’Assemblée nationale ».

« Le faible taux de réussite des femmes aux élections législatives s’explique également par les difficultés rencontrées par certaines candidates. Après les élections, plusieurs d’entre elles se sont plaintes devant les juridictions, mais n’ont pas obtenu gain de cause. C’est ce qui a conduit à la situation actuelle », a-t-elle expliqué.

Elle précise par ailleurs que des équipes de veille ont été mises en place dans les institutions et les départements ministériels afin de rappeler aux responsables l’importance de nommer davantage de femmes à des postes de décision.

« Cela fait partie des recommandations formulées par l’Observatoire de la parité », a-t-elle indiqué.

Pour la coordonnatrice, il est également nécessaire de poursuivre les efforts afin de permettre aux femmes centrafricaines de mieux comprendre les lois et le fonctionnement des juridictions.

Elle estime en outre que certaines dispositions devraient être renforcées, notamment celles qui accordent des dérogations aux partis politiques ne présentant pas le nombre requis de femmes candidates.

Le principal défi reste, selon elle, la méconnaissance des textes juridiques par de nombreuses femmes, ainsi que l’insuffisante vulgarisation de la loi sur la parité et des missions de l’Observatoire sur l’ensemble du territoire national. Une situation qui nécessite des moyens adéquats pour mener efficacement ce combat.

Christelle Gazambeti

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